betaexplore : le garage

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19 novembre 2008 Seniors mais connectés!

« J’adore ma mamie ! Surtout quand elle me forwarde les blagues
que ses copines lui envoient par internet. »

Une fois la phrase lâchée lors d’un dîner, un silence incrédule s’est fait tout autour de la table.
A en juger par leur œil dubitatif, mes joyeux convives ne connaissaient par les produits commercialisés par Ordissimo.com. Cette société informatique a compris que le monde virtuel n’est pas un univers parallèle réservé en toute dernière limite aux quinquats bien portants.

En véritable pionnière, cette société a développé des ordinateurs simplifiés pour rendre l’informatique et le web accessible à tous . Grâce à un clavier simplissime, envoyer un mail ou taper un courrier devient un jeu d’enfant : plus besoin de bidouiller les flèches ou la touche Alt Gr pour les points ou les majuscules. L’interface a elle aussi été revue, avec la mise en avant dès la page d’accueil des principales fonctionnalités (mails, sites favoris…). Et cerise sur le gâteau - que nos mamies font très bien aussi- la fonction loupe, qui ménage les yeux de nos aïeux.

Parmi les plus âgés, qui vivent en résidence, nombreux sont ceux qui apprécieront Magui, LA solution primée au dernier concours Lépine. Cet ordinateur se résume à un écran tactile sans souris ni unité centrale. Les seniors y naviguent en touchant l’écran via une interface spécialement adaptée à leurs difficultés sensorielles, physiques et mentales. Par exemple, un système vocal les aide à lire les documents affichés à l’écran. Les maisons de retraite ainsi équipées peuvent aussi y diffuser des informations sur tout ce qui fait le quotidien de leurs cyber-pensionnaires.

A quand une alerte email pour leur signaler le début des Feux de l’Amour ?


17 novembre 2008 Interfaces : vers la réalité augmentée

Ce qui est bien quand on est designer, c’est qu’on peut donner à ses idées une forme tellement proche de la réalité qu’on pourrait se passer de les réaliser. C’est ce que fait le designer japonais Mac Funamizu, qui propose un tas de concepts ou d’innovations sur son blog PetitInvention. Une de ses dernières propositions est une interface de recherche sur Internet qui s’utiliserait comme une loupe intelligente. C’est à dire une plaque transparente que l’on place devant l’objet à interroger. Si vous la placez devant votre déjeuner, elle en calculera l’apport nutritionnel en direct. Si vous la placez devant vos yeux en regardant une belle réalisation architecturale, vous saurez tout sur l’histoire du bâtiment et son concepteur.

Le projet jDome est plus avancé que le précédent, mais l’interface est encore le vecteur d’une interpénétration toujours plus grande de la réalité et des mondes virtuels. Spécialement destinée au jeux vidéos, elle se présente comme un écran-dôme au sein duquel est projeté le jeu. La structure est légère, ce qui la rend facile à mettre en place. Le joueur se retrouve presque immergé dans le jeux, un shoot’m up dans la vidéo de démo, avec une vision à 180° sans porter de casque.

Pour finir, le projet de fin d’étude d’un étudiant à la Bezalel Academy of Art and Design de Jérusalem. Même si on ne voit pas encore trop comment ça peut fonctionner, les principes sont intéressants. Une interface minimaliste basée sur des formes rondes, qui permet de se déplacer très rapidement dans les différents menus. En mode holographique, l’interface est projetée directement sur le sol. On peut ainsi se faire une partie de “Air Ockey” sur le trotoir au mileu des passants, comme le montre la vidéo de démo.


14 novembre 2008 Le Superorganisme : apologie de l’esprit collaboratif ou mort de l’individu?

Edward O. Wilson est biologiste et entomologiste. Bert Hölldobler est un scientifique d’origine allemande spécialisé dans l’étude des fourmis.
Tous deux sont les auteurs admirés et controversés d’un ouvrage lauréat du Prix Pulitzer paru en 1990: Les Fourmis (suivi d’un ouvrage plus accessible au grand-public). Ils avaient avancé la théorie qu’un groupe d’insectes fonctionne en réalité comme une seule entité (”superorganisme”) dont l’intelligence est répartie entre tous ses éléments synchrones. Et que l’évolution biologique n’opère pas au niveau de l’individu, comme l’avait affirmé Darwin, mais bel et bien au niveau du groupe. Avec des enseignements possibles à tirer pour l’évolution de n’importe quel groupe d’animaux, y compris les humains. Soudain, notre héritage génétique ne concernait plus seulement la couleur des yeux ou la vulnérabilité à certaines maladies, mais aussi notre capacité à prendre soin les uns des autres et à soumettre son intérêt particulier au bien commun.
Wilson, en particulier, n’a pas tardé à trouver sa place parmi les intellectuels vénérés par les ingénieurs du web et autres “geeks” fascinés de cyberculture. En effet, ces derniers ont eu tôt fait de discerner dans ses pages la prophétie de l’avènement des réseaux sociaux, des wikis et, plus généralement, des outils et services collaboratifs de type web 2.0.

Autrement dit, Wikipédia, Kiva et même la machine de campagne de Barack Obama seraient une manifestation tangible particulièrement représentative pour les humains du modèle étudié par Wilson et Hölldobler chez les fourmis. Twitter, qui favorise la diffusion instantanée de messages brefs et fréquents entre membre d’un groupe, serait un instrument de synchronicité.
En tout état de cause, les entomologistes ont décidé de remettre ça. Le mois prochain, tous les bons libraires recevront leur livraison du nouvel ouvrage rédigé par Wilson et Hölldobler pour poursuivre la conversation ouverte par The Ants.

Selon la rumeur, Le Superorganisme: la Beauté, l’Elégance et l’Etrangeté des Sociétés d’Insectes est monumental, touffu et passablement indigeste. La controverse devrait néanmoins stimuler les ventes et, plus important, encore, remettre le débat sous les feux de la rampe.


13 novembre 2008 Wii Fit et kiné ludique

Ne vous fiez pas à la façade maussade du petit cabinet de kinésithérapie qui officie
dans ce quartier résidentiel morne du sud-ouest de San Francisco. C’est le siège d’une révolution qui enchante les patients, majoritairement asiatiques et retraités, qui fréquentent le lieu.

Problème de genou? Entorse de la cheville? Rééducation de la hanche? Raideur musculaire due à une sclérose en plaque? Après les manipulations manuelles de rigueur, la séance d’exercice, de nos jours, n’implique plus une bicyclette ni même la fameuse machine Reformer inspirée de Joseph Pilates , mais la dernière console de jeux Wii de Nintendo.

En fait de joystick, le patient se tient debout sur une plateforme qui enregistre la manière dont le poids du corps est distribué sur le sol. La machine en déduit sa position et ses mouvements. Le kiné branche le jeu ad hoc (slalom de ski, aérobic, yoga ou musculation) et c’est parti pour une séance de rééducation dans la bonne humeur.

“Les patients adorent et c’est particulièrement pratique lorsqu’ils viennent nous voir sans interprète: ils pigent tout de suite en quoi consiste l’exercice”, explique Pete, l’un des jeunes kinés du cabinet.

L’initiative est celle d’un collègue, désireux de trouver un meilleur usage à son joujou que l’étagère du placard où il avait été relégué tandis que la Wii du colocataire trônait dans le salon. Il souligne qu’il n’a pas inventé la roue, mais a choisi simplement d’exploiter le débouché naturel d’une technologie innovante. Modeste, il affirme qu’à son insu, le phénomène fait d’ailleurs certainement tâche d’huile dans les cabinets et les hôpitaux du pays et par-delà les océans…


12 novembre 2008 Menu best-of des technologies vertes

Bio-Mechanics?, première mise en ligne par Jejacha on Hold (Hot Old Latex Hosiery)…shut up, sur Flickr

Bio-Mechanics?, première mise en ligne par Jejacha on Hold (Hot Old Latex Hosiery)…shut up.

Éteindre la lumière en quittant le bureau ou manger bio, c’est bien. Mais avoir un disque dur externe recyclable, c’est encore mieux !

L’électronique et le développement durable se mettent en ménage. Dans le domaine automobile par exemple, la Toyota Prius se trouve concurrencé par une rivale très sérieuse, la FCX Clarity, dont le moteur carbure à l’hydrogène. On ne peut pas encore l’acheter, mais elle sait se faire désirer !

De nombreuses applications électroniques sont concernées par le respect de l’environnement en général. Des firmes comme LG ou Siemens ont bien compris l’intérêt financier qu’elle peuvent en retirer.

Alors avant de courir chez le premier marchand venu pour acheter vos joujoux électroniques, allez jeter un oeuil sur le menu best-of des technologies vertes proposé par Greenpeace. Une bonne façon de faire jouer la concurrence sur le terrain du respect de l’environnement.


7 novembre 2008 Blaze partout, le graffiti en mutation

Photo de cral007 sur flickr

Les murs de la réalité se déplacent, le graffiti se déplace avec eux. Cette vidéo a déjà pas mal circulée sur la toile car c’est une des plus fascinante, c’est un graffiti animé ! Pour donner le mouvement à ses dessins, BLU dessine, photographie, puis efface, puis redessine ses personnages, en les déplaçant petit à petit sur le mur, comme pour un dessin animé. Il a du y passer un temps fou, mais le résultat est impressionnant.

Autre performance intéressante, le graffiti au laser. L’artiste hollandais Theodore Watson a développé le procédé dans le cadre d’une résidence au très sérieux Graffiti Research Lab. Il permet de “peindre” sur un immeuble entier et à distance, par l’envoie d’un faisceau laser. Seule limite, ça ne marche que la nuit.

Autre technique nocturne, le light-painting. Ici l’astuce c’est de jouer sur les temps de pose des appareils photos et d’utiliser la trace que laisse la lumière pour dessiner. C’est un vrai phénomène, tout le monde s’y met ! Pour de bons exemples en photo, visitez le groupe Light Junkies sur Flickr. En vidéo ça peut aussi donner de jolies choses, comme cette vidéo.

Pour finir il faut voir le graffiti en 3D, réalisé par le DAIM, un groupe d’artistes allemands. Voici la vidéo du Tagged in Motion Project.


3 novembre 2008 Les futures nouvelles façon d’habiter

Le tour du web de l’architecture réserve quelques belles surprises. On trouve des projets futuristes et des réalisations en cours très imaginatives, du plus pharaonique au plus minimaliste. Commençons par les projets de grande envergure.

Pour les plus riches d’entre vous, nous recommandons de réserver une suite dans le premier gratte-ciel rotatif, livré courant 2009 à Dubaï. Les images sont très impressionnantes. En plus de la mobilité des étages les uns par rapport aux autres, le procédé de fabrication est très ingénieux. D’abord, un axe de béton est dressé sur une plate-forme de la largeur de l’immeuble. Cet axe central accueille les ascenseurs. Ensuite les morceaux d’étages sont montés un par un le long de cet axe, comme des tranches d’un gros camembert. Les étages du haut sont donc en place avant les étages du bas, et le procédé est presque deux fois plus rapide que pour un gratte-ciel classique ! Autre innovation, il y a une grande éolienne horizontale entre chaque étage qui fournit de l’énergie à l’immeuble.

Les réservations sont déjà ouvertes sur le site de l’architecte. Des appartements grand standing sur un étage entier pour les suites ou un quart d’étage pour les autres. Il y a un ascenseur à voitures, comme ça on peut sauter dans la Ferrari juste après un petit jacuzzi, du grand confort.

Encore plus futuriste, des villes flottantes imaginées par l’architecte Vincent Callebaut. Dans la perspective du réchauffement climatique et de la montée des océans, l’architecte présente de véritables villes amphibies auto suffisantes. Rassurant. D’autres images par ici.


30 octobre 2008 Halloween dans les bras de Gaia

Si Cythia Beal parvient à ses fins, la célébration d’Halloween au cimetière local sera à l’avenir aussi terrifiante qu’une promenade dans un bois fleuri. La fondatrice de la Natural Burial Company, un distributeur américain de cercueils biodégradables fabriqués avec des matériaux renouvelables ou recyclées, ambitionne d’importer en Amérique du Nord une pratique développée avec succès au Royaume-Uni depuis déjà plusieurs années: l’enterrement écolo. Ni formol ni boîte en acier ou bois exotique précieux, mais un retour
à la terre qui évite toute pollution et gaspillage de ressources, et qui assure à ses adeptes une union parfaite et symbiotique entre leur dépouille mortelle et Gaia.

“Vous pouvez reposer dans un cercueil naturel sous un arbre fraîchement planté, explique Cynthia. Ainsi, vous contribuez à séquestrer le carbone, vous exhalez de l’oxygène et vous nourrissez le sol. En retournant ainsi à la terre, vous devenez un arbre, un buisson ou une clairière, et vous fournissez un habitat à la vie sauvage”.

Cette vision idyllique n’est pas qu’une élucubration de hippie américain. Elle a déjà conduit à la création aux Etats-Unis d’une vingtaine de “cimetières verts”. Au Royaume-Uni, ils sont 24 éparpillés entre l’Ecosse et la Cornouaille.

Le phénomène ressemble fort à l’émergence d’une tendance de fond. Quoi de plus naturel en effet pour les disciples de l’agriculture biologique de proximité et du développement durable (et ils sont de plus en plus nombreux) que boucler gentiment la boucle dans un panier de bambou enseveli sous un cerisier.


29 octobre 2008 Design the future of business

Photo de Gilmo (http://www.flickr.com/photos/gillesmonot/) sur Flickr

Photo de Gilmo (http://www.flickr.com/photos/gillesmonot/) sur Flickr

Marty Neumeier dans Design the future of business, nous prie d’oublier tout ce que nous avons appris à l’école (de commerce) et affirme d’entrée de jeu : “Design is the engine that can transform a company into a powerhouse of nonstop innovation”. Et il prévient : “If you want long term profits, don’t start with technology, start with design”. L’auteur conclu qu’une entreprise qui veut innover ne doit pas se contenter d’embaucher des designers et des talents, mais que les business managers doivent “think like designers, feel like designers, work like designers”. En tous cas, ça ne peut pas leur faire de mal ! Quoi que. Cette interview de Jean-Claude Thoening, sociologue et coauteur du livre « Quand les cadres se rebellent », aurait plutôt tendance à nous démontrer le contraire. Innover, faire mieux ou différement est parfois très mal vu ! Les cadres en souffrent particulièrement nous dit-il. Ce fin psychologue du quotidien des affaires donne de très bon conseils, à ceux qui veulent innover quand-même !


28 octobre 2008 Un simulateur de bouchons

traffic jam at the car boot sale, première mise en ligne par Rock Cake sur Flickr

traffic jam at the car boot sale, première mise en ligne par Rock Cake sur Flickr

L’effet papillon vous connaissez ? Et bien la circulation routière c’est pareil ! Un petit ralentissement de rien du tout pour une entrée ratée sur l’autoroute et c’est l’embouteillage monstre une heure plus tard ! Le simulateur de trafic permet de décrypter le processus de formation, de déplacement et de disparition des embouteillages.

Vous pouvez modifier la densité du flux de véhicules, sa vitesse, ajouter des camions… et les difficultés commencent ! En plus de ses vertus hypnotiques, on ressort convaincu que pour éviter les bouchons, on a tous intérêt à rouler lentement et à vitesse constante. Un vrai lavage de cerveau pour les adeptes de la file de gauche !